Plate forme de rencontres du groupe lyonnais "Les lecteurs à haute voix". Elle s'adresse aux personnes qui pratiquent la lecture à haute-voix à titre bénévole.
Bienvenue sur cette plateforme d'échanges
Nous espérons que tu pourras butiner profitablement certains de nos billets et en faire ton miel.
Nos aimerions que tu réagisses, que tu participes aux débats, que tu en ouvres de nouveaux......
Visiteur, tu es ici chez toi....tu as tant de choses à partager, à nous apprendre : ..nous t'écoutons !
Bruno
Le message le plus consulté
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Vous trouverez ci dessous, le texte qui reprend l'essentiel de l'intervention de Georges Petit lors de notre première rencontre de l...
Informations rapides (cliquer, le texte s'affiche ci-dessous)
dimanche 3 février 2008
Un scanner lecteur à haute voix
Lire sans y voir
BookReader de Plustek est un scanner qui transforme un livre imprimé en livre parlant.
En pratique
Le scanner Plusteq est disponible au prix de 699 euros ttc sur les sites :
http://www.pixmania.com
http://www.plustek-store.com
http://www.monvendeur.com
La lecture, pour les handicapés visuels, est un véritable problème… Le braille est encombrant et n’est pas utilisé par les éditeurs ordinaires. Quant aux bibliothèques sonores, elles ne peuvent pas offrir un choix exhaustif de livres… Aujourd’hui, une véritable révolution est lancée sur le marché avec le BookReader de Plustek, qui transforme un livre imprimé en livre parlant.
Le CIARPET (Centre Inter Académique de Ressources Pédagogiques et Techniques pour la Déficience Visuelle) a choisi ce scanner «lecteur de livres». Le Book Reader de Plusteq est doté d’une application de reconnaissance optique de caractères (OCR ) qui allie un très bon niveau d’identification des textes à une reconnaissance des formats d’impression. Les utilisateurs peuvent ainsi se faire lire par la machine tout type de document imprimé, même complexe.
Le logiciel de lecture à haute voix énonce de manière extrêmement claire les textes numérisés par le scanner. Il suffit de placer le livre ou le document à plat sur le Book Reader, de presser un bouton pour que le résultat numérisé soit lu de manière intelligible par une voix de synthèse particulièrement proche de celle d’un être humain. De plus, le Book Reader utilise la technologie SEE (Shadow Elimination Element) permettant de numériser des livres sans avoir à se soucier du dos broché : les livres sont positionnés parfaitement à plat sur le scanner, pour une numérisation parfaite, sans distorsion du texte.
L'usage de ce matériel nécessite un ordinateur fonctionnant sous Windows. Les documents numérisés sont automatiquement sauvegardés sur le disque dur de l'ordinateur, sous un format texte (texte simple ou Word) ou sonore (WAV ou MP3), ce qui permet ensuite de les écouter et les réécouter à sa convenance.
Le BookReader offre en outre la possibilité de modifier à l'écran la taille des polices de caractères des documents numérisés. Cette fonction permet aux personnes atteintes de déficience visuelle d'accéder plus facilement aux documents écrits. Enfin, ce scanner dispose d'autres spécificités dédiées aux mal voyants, comme l'outil Loupe, ou des fonctions permettant de se faire épeler un mot, de réécouter une phrase, de modifier un texte ou de se faire lire un fichier reçu au format Adobe PDF.
Caroline Lhomm
vendredi 1 février 2008
Un article sur la Lecture à haute voix de Monsieur Jean-Fraçois Hannecart
Tour d'horizon
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BBF 2007 - Paris, t. 52, n° 1, Jean-François Hannecart
La lecture à voix haute
Ancienne pratique ou nouvelle mode ?
Lire à voix haute : pour qui, pourquoi, comment ?
Martine Burgos, sociologue à l’EHESS (École des hautes études en sciences sociales), évoqua brièvement l’historique du renouveau de la lecture à voix haute ces dernières années, soulignant que cette pratique, de plus en plus en vogue, répond à un besoin de partage et de sociabilité. L’émergence des pratiques d’amateurs, dans une perspective de formation professionnelle, correspond à un autre besoin que la lecture pour soi : celui d’une meilleure écoute des œuvres, de l’autre et de soi-même.
Après ce préambule, une première table ronde permit à trois « habitués » de ce genre de performance d’échanger leurs expériences. Pour Bernhard Engel, de la compagnie Les Livreurs, le « lecteur » n’est pas un acteur. À l’inverse du comédien qui devient une image dont on se souviendra, il s’efface devant le texte afin de produire des images dans l’esprit des auditeurs. Son but principal est de mettre en valeur le nom de l’auteur et d’inviter l’auditeur à poursuivre sa découverte de l’œuvre par la lecture silencieuse.
Démarche tout à fait différente de la part du comédien Jacques Bonnafé qui, lucide et sincère, reconnaît qu’il ne se met jamais au service de l’auteur. « Je ne suis pas un passeur, je suis un traître ! » s’exclama-t-il. Pour lui, dire un texte, c’est aller au bout d’une respiration. De Rabelais à Rimbaud, en passant par Montaigne et Bossuet, l’écrivain François Bon évoqua simultanément l’évolution de l’écrit et celle de sa transmission. Si, avec l’évolution technique de l’outil d’écriture, l’espace même de l’écriture est resté la même lucarne, celle-ci est cependant « dé-spatialisée » par l’éclosion des nouvelles technologies. Cette métamorphose implique qu’il faille ancrer l’écrit dans une matière physique : le souffle de la lecture.
Le débat qui suivit permit de conclure que chaque lecture constitue une véritable (re)découverte d’un texte, doublée d’un échange avec un interlocuteur.
La matinée se termina par le premier Apero libro, nouvelle formule inaugurée ce jour par la médiathèque de Roubaix, qui se déroule tous les premiers vendredis de chaque mois, de 18 h à 19 h 30. Chacun est invité à venir lire en public à voix haute, ou simplement écouter lire en toute décontraction, autour d’une petite collation. Pour cette première, les trois intervenants ne manquèrent pas de se plier avec jubilation à cet exercice.
Des publics des lectures à voix haute et de leur réception
En début d’après-midi, Martine Burgos ouvrit la seconde table ronde avec la communication des résultats d’une enquête, commandée par la région Auvergne et réalisée au cours de l’hiver 1998 auprès des publics fréquentant des manifestations comme la Semaine de la poésie, l’Itinérance ou les Lectures sous l’arbre au Chambon-sur-Lignon. À quelques remarques près, bien que datant de huit ans, ce travail fournit un tableau proche de la situation actuelle. Il s’agit d’un public surtout féminin, avec une majorité de personnes actives appartenant à la classe moyenne. Ces lecteurs peu exigeants, tout en se donnant une « bonne conscience de lecteur », désirent s’ouvrir sur le monde et partager des idées. Amateurs de poésie et de théâtre, ils fréquentent régulièrement les bibliothèques et préfèrent la petite librairie du coin à la grande surface. Avant tout découverte, la lecture à voix haute est perçue par eux comme une « représentation de la lecture », d’où l’importance de la présence du livre. Deux mouvements se dessinent : celui, majoritaire, d’une communion qui encourage le retour au texte et l’autre, pour lequel la lecture à voix haute est un moment unique qui se suffit à lui-même.
Laurent Grisel, écrivain, fit part ensuite de sa performance réalisée avec la lecture de l’ouvrage de Peter Weiss, L’esthétique de la Résistance. Jean-Pierre Siméon, poète, prit le relais en essayant d’analyser le succès de la lecture à voix haute. Tout en admettant que certains textes peuvent trouver leur aboutissement dans « l’oralisation », comme la poésie, que beaucoup ne liraient pas, il met en garde contre cette restitution sonore du texte qui, pour le public jeunes, deviendrait l’alibi pour oublier le livre.
Paule Du Bouchet (Gallimard) et Camille Deltombe (Des femmes) expliquèrent les démarches de leurs maisons d’édition respectives par rapport aux textes lus. Si le marché français du texte lu a triplé en cinq ans, il demeure néanmoins dix fois moins important qu’aux États-Unis et en Grande-Bretagne.
L’émergence des pratiques amateurs
Ce fut ensuite au tour des P’tits lus d’entrer en scène. Accompagnés par Delphine Fobert et Gwen-Aëlle Geffroy, Mounir, Massimo et Sarah relatèrent leur expérience et exprimèrent, avec passion et enthousiasme, leurs impressions. Depuis 2001, à l’initiative d’une bibliothécaire et de deux enseignantes, une quinzaine d’adolescents (les plus jeunes sont en 6e et les aînés en terminale) se réunissent le samedi après-midi à la médiathèque pour lire à voix haute et échanger. D’abord encadrés par Les Livreurs au rythme de huit séances sur l’année, les P’tits lus ont vite volé de leurs propres ailes. Après une pratique restée longtemps confidentielle, ils osent maintenant intervenir en public lors d’événements particuliers, comme Lire en fête. Leur spontanéité et leur générosité firent souffler un vent d’émotion et de fraîcheur réconfortante dans la salle.
Ils firent place au témoignage du Liseur et de son Incipit Blog : quand l’écran se met au service de l’écrit. Bibliothécaire de profession, ce jeune homme n’a pas résisté au plaisir de se mettre les textes en bouche et de les partager.
L’après-midi s’est achevée sur une nouvelle perspective : le slam. Julien Delmaire, poète et slameur de la compagnie Générale d’Imaginaire, se lança dans un historique détaillé de cette nouvelle oralité et fit démonstration de son talent en déclamant Freedom, témoignage sur la négritude et appel à la fraternité universelle, au-delà des couleurs de peau.
Tous les participants se retrouvèrent avec bonheur en soirée avec « Plus on est de fous, plus on lit ». Pendant une heure et demie, Jacques Bonnafé et l’équipe des P’tits lus échangèrent textes classiques ou de leur propre création, pour le plus grand plaisir de tous.
| Notice bibliographique : | |
| Hannecart, Jean-François, « La lecture à voix haute : Ancienne pratique ou nouvelle mode ? », BBF, 2007, n° 1, p. 120-121 | |
dimanche 13 janvier 2008
Une rencontre régionale de lecteurs à haute voix bénévoles?
Il s'agirait, dans une ambiance sympathique de favoriser les échanges d'expériences et de pratiques et, le cas échéant, de mettre en place un réseau permanent de partage entre lecteurs bénévoles.
Ce projet, au stade d'esquisse, est pour le moment totalement ouvert. Il pourra prendre la forme souhaitée par les personnes intéressées. En revanche, sa date devrait être suffisamment éloignée pour que cette "journée" soit réussie : fixons nous comme horizon, soit fin juin 2008, soit deuxième quinzaine de septembre.
Quelques options nous paraissent déjà claires:
- Cette rencontre "privée" ne constitue un enjeu financier pour aucun acteur : ce serait bien que la participation soit gratuite (hors frais de restauration)
- Ce sont des "personnes" qui se rencontrent et non des institutions
- Elle est auto-organisée par les participants.
- Le blog rendra compte, au fur et à mesure, de l'évolution du projet.
- Elle pourrait comporter trois temps : une partie en "grand groupe", des échanges thématiques en sous groupes avec restitution de synthèses, une conclusion ouvrant des perspectives.
- etc.
- de donner votre avis sur cette idée
- de participer à cette journée
- d'en parler à des personnes de votre entourage qui pourraient être intéressées
- de donner un point de vue "public" (utiliser la fonction commentaire)
- de contribuer à la concevoir
- de l'organiser
- de faire partie du groupe porteur de ce "projet"
vendredi 9 novembre 2007
Merci à l'ABH 'Association des Bibliothèques d'Hôpitaux"
l'ABH se propose de "faire entrer le livre dans les hôpitaux car c'est un moyen d'apporter aux malades un peu de réconfort, pour rendre la période d'hospitalisation plus agréable"
La permanence de cette association se tient mercredi et jeudi de 9 heures à 12 heures, à l'Hôtel-Dieu, 1 place Marcel Gabriel Rivière, LYON 1ier. Téléphone 04 72 41 31 10, mel : abhl@free.fr
Plus d'informations en cliquant sur le lien qui figure ici.
* Les uns le 6 novembre, les autres participeront à celui du 8 novembre.
vendredi 2 novembre 2007
La dernière version de la liste élaborée colectivement de 178 ouvrages pour la lecture à haute voix
Utilisez notre adresse qui figure dans la colonne de droite ou la rubrique "commentaire" de ce message.
Fabriquée sur le principe des sites coopératifs: elle continuera a être enrichie par les visiteurs qui nous envoient , pour la compléter, des listes de textes auquels ils ont recours dans leur pratique de lecteur. N'hésitez pas à nous signaler, ne serait ce qu'un ou deux textes qui vous paraissent intéressants.
Tout apport nous fait progresser.
Pour recevoir automatiquement la dernière version, envoyez nous votre adresse mel. Nous aurons plaisir à vous la faire parvenir dès sa publication sur le blog (Votre mel, ne sera communiqué à personne d'autre, bien entendu!).
jeudi 1 novembre 2007
Que disons-nous aux personnes qui souhaitent pratiquer la lecture à haute voix
- d'abord, "avoir envie" de lire des textes à des groupes ou des personnes seules
- choisir des textes que l'on aime pour mieux faire partager notre inclination. Qu'ils constituent un "tout", surtout au début. Rien n'empêche par la suite de lire des textes un peu plus longs sur plusieurs séances.
- Donner la priorité aux beaux textes, bien écrits, toniques, revigorant. Que les participants puissent repartir de la lecture en "emportant" quelque chose de positif (comme lorsque l'on sort d'un concert, que l'on laisse un livre qui nous a plu, lorsqu'on achève une causerie profitable, etc.). Notre pratique nous permet de vous proposer de premières pistes de titres/auteurs. Réfléchissez aux textes que vous pensez bien adaptés à votre public, il est certain que vous en trouverez, peu à peu, une bonne liste.
- Tout est possible en matière de texte : récits, contes, poèmes, etc. A vous de voir.
- définir un rythme de lecture qui correspond au temps que l'on souhaite consacrer à cette activité et se mettre d'accord avec notre interlocuteur. La cadence d'une fois par mois convient tout à fait.
- Penser que chacun, en fonction de son caractère, a sa manière de faire, dans laquelle il est à l'aise : il n'y a pas de "modèle". La richesse de chacun doit pouvoir se développer avec ses innovations spontanées.
- lors des séances de lecture
- Choisir un lieu tranquille et disposer l'auditoire en demi-cercle : éviter qu'ils se placent derrière des tables.
- replacer le texte dans son contexte, présenter l'auteur et l'ouvrage et l'extrait
- prendre un peu de temps, lors des échanges préalables, pour que l'auditoire, peu à peu, se trouve en phase avec nous.
- commencer en lisant plus doucement que le rythme normal afin que les auditeurs "entrent" de plain pied dans le texte dés le début.
- Nous avons retenu de nous placer "derrière le texte": c'est le texte qui est important, qui est à mettre en valeur, pas le lecteur qui ne fait que "servir ce texte".
- ne pas hésiter à s'interrompre pour vérifier que "tout va bien"
- expliquer éventuellement un mot peu courant ou une situation qui le mérite
- Les séances durent environ une heure : Prévoir un rythme de 3 fois 15 minutes avec des pauses pour que chacun puisse se reprendre (y compris le lecteur. Il est sage de prévoir d'emporter une bouteille d'eau)
- consacrer quelques minutes après chaque séquence pour donner la parole aux auditeurs. C'est à ce moment là que vous pouvez recueillir des informations pour choisir des textes qui répondent mieux aux attentes de votre public.
- Chaque nouveau lecteur peut demander à participer à des lectures "à deux"avec des membres de l'équipe actuelle. Cela permet de mieux "se rendre compte ce qui se passe". pour ce faire, il pourra être informé sur les dates des prochaines séances de lectures (lieu, heure) pour qu'il puisse y participer selon des modalités à définir avec le lecteur qui a en charge de ces séances (simple spectateur, lecteur d'un petit texte, etc.)
- Le groupe de lecteur se réunit régulièrement. Lors de ces rencontres cordiales, chacun peut échanger sur ses pratiques afin de les améliorer . Les nouveaux lecteurs sont bien entendu conviés à tous ces rendez-vous.
J'espère que ces propos intéresseront nos visiteurs.
Toutes suggestions et critiques sont les bienvenues.
vendredi 19 octobre 2007
S'entraîner en groupe à la lecture à haute voix
- Un animateur est chargé de préparer des textes divers (poèmes, dialogues, textes, textes de publicités, etc.) de tous les styles, d'une longueur n'excédant pas une page, les photocopier
- Les ranger de telle manière qu'un fil rouge soit perceptible à l'issue de la lecture de l'ensemble de ces textes (cet objectif est difficile à atteindre, il peut n'être pris en compte que lors d'une deuxième session)
- Préciser au groupe que cet atelier prépare une hypothétique lecture en public pour donner du "piquant" à la séance.
- Inventer des consignes pour certains passages de ces textes : chuchoter, crier, parler en riant, voix moqueuse, larmoyer, voix emphatique, accent de Marseille, etc. Les meilleures consignes seront les plus surprenantes.
- Ces consignes peuvent être spécifiques à un texte, donc notées sur certaines parties de celui-ci
- Ou on peut imaginer que l'animateur donne de temps en temps, des consignes à tout le groupe
- Tirer les textes au hasard et les distribuer aux participants (une dizaine de personnes au maximum qui sont réunis pour améliorer leur manière de lire)
- Les lire une première fois en faisant un tour complet des participants (ou en suivant une numérotation s'ils sont classés pour rendre sensible une cohérence : fil rouge)
- Les lire une deuxième fois
- Inter changer textes et lecteurs et procéder à une troisième lecture
- Etc
- Par le "décalage" qu'il provoque,
- Permet de procéder à un auto diagnostic en observant les performances des autres participants
- Enrichit le participant qui "élargit" sa pratique. Il peut aussi s'inspirer des lecteurs qui, de son point de vue, lisent mieux que lui.
- On observe une amélioration très sensible de qualité de lecture -globale et individuelle- au fur et à mesure que l'on relit les textes.
Peut-être avez vous d'autres idées, faites nous en part ainsi que des réactions qu'ont suscité ce billet.
jeudi 20 septembre 2007
Recherche de lecteurs bénévoles à haute voix
Il intervient déjà auprès de publics tels que les maisons de retraites, les hôpitaux, les centres sociaux, les personnes handicapées et isolées. Des possibilités d'extension à d'autres publics sont ouvertes
Au delà du service rendu à ceux qui ont des problèmes pour accéder à l'écrit, chaque lecture est un moment de convivialité, d'enrichissement et de partage autour d'un texte court, d'une nouvelle, d'un conte, d'extraits de romans...
Pour participer, l'essentiel est d'avoir un goût prononcé pour ce moyen de transmission-en fait très naturel- qu'est la lecture à haute voix.
Cette activité est très adaptable aux contraintes : chacun peut choisir les lieux d'interventions et prendre accord sur les fréquence et les dates. La durée d'intervention est d'environ une heure.
La collaboration à l'intérieur du groupe "Les lecteurs à haute voix" se fait sur l'échange d'expériences, le partage de textes, le perfectionnement à la lecture à haute voix, la prospection des publics...
** C'est ce groupe, "Les lecteurs à haute voix" qui a mis en place ce blog.
mercredi 19 septembre 2007
Le "Cartable de Mammie"
Elle avait posé son cartable sur la petite table autour duquel le groupe était rassemblé et souhaitait que je lise au groupe son texte.
Il est publié avec son accord. J'espère qu'il vous plaira, comme il a enchanté les participants .
« Mammie, comment il était ton cartable quand tu étais une écolière ? »
« Il était très grand, mon petit, en cuir fauve. Moi, j’étais toute petite, huit ans, à peine. Fabriqué sur mesure chez un cellier, deux initiales gravées dans la peau : « J.F ». Il devait durer le temps de toutes mes études.
Chaque année scolaire finie, il se vidait de tous ses livres et ses cahiers. On le bourrait de papier journal chiffonné, il était nettoyé à la térébenthine et ciré à la cire d’abeille avec soin. Puis il s’endormait 2 mois et demie, dans un placard.
En octobre de chaque année, il reprenait le chemin de l’Ecole primaire avec moi et se regonflait de nouveaux livres savants, suivant l’âge. La maîtresse en visitait le rangement intérieur une fois par mois. Nous devions rendre les livres en fin d’année sans aucune écornure.
Il m’a conduit jusqu’à quatorze ans, au certificat d’études : deuxième prix, bonne réussite !
Sa carrière n’est pas finie. Il a voyagé en tramway jusqu’à mon école commerciale pour mon B.E.P.
Il s’est reposé trois ans et demie dans mon armoire alors que je travaillais au bureau.
En 1956, le mariage arrive. Je le remplis de mes papiers de jeune fille. Bien vite, il recueille précieusement les premières photos de la noce, puis celles des bébés, des vacances familiales, des petits voyages, des repas de fêtes, les faire part précieux de la famille et des amis.
Il a déménagé huit fois avec nous, bien placé à mes pieds dans le camion.
Le voici à la retraite depuis six ans dans mon petit studio de la Résidence pour personnes âgées. Il prend part, deux ou trois fois par an aux goûters de famille et il s’ouvre tout grand sur la table pour livrer ses merveilleux souvenirs aux enfants et petits enfants qui le regardent et l’admirent. Tous ces visages souriants, certains ne sont plus là, hélas !
Ce qui leur plaît le plus, ce sont les dessins d’enfants et les compliments à l’occasion des fêtes et des anniversaires de la maternelle. On en sourit, on rit parfois fort ! quelquefois une larme coule aussi !
Il pourrait encore reprendre du service ici, mon cher cartable. Il pourrait m’accompagner dans mes ateliers de mémoire et autres activités studieuses qui stimulent les charmantes grands mères de la Résidence, mais mes membres douloureux me font abandonner ce projet.
Voilà, mon petit Gilles, l’histoire du cartable de Mamie. Si tu veux, un jour quand tu seras « un papa », tu pourras le prendre et surtout, tu le cireras bien à la cire d’abeille de temps en temps, si l’homme prend soin des abeilles qui meurent actuellement ».
Mammie[1].
jeudi 12 juillet 2007
" J'emporte tout dans ma chambre"
Lors du petit débat qui s'est instauré, à la fin, une dame a déclaré "J'emporte tout dans ma chambre" et elle a rajouté alors que les autres manifestaient leur assentiment " car, je ne peux pas marcher". Elle partait embrassant une gerbe de souvenirs, d'évocations, de réminiscences. Elle retournait dans sa chambre requinquée, réconfortée, tonifiée...
C'est rare de rencontrer une telle heureuse unanimité.
Merci à Christian Signol qui nous offre ainsi des "tapis volants" pour passer de "vrai bonheur" en "vrai bonheur".
Cet événement m'a remémoré les propos d'Alain , dans les "Propos sur le bonheur", sous le titre "Aristote" (page 113-114 dans l'édition Folio) :
" Faire et non pas subir, tel est le fond de l'agréable. Mais parce que les sucreries donnent un petit plaisir sans qu'on ait autre chose à faire qu'à les laisser fondre, beaucoup de gens voudraient goûter le bonheur de la même manière, et sont bien trompés."
........ Puis, plus loin:
"On dit que le bonheur nous fuit toujours. Cela est vrai du bonheur reçu, parce qu'il n'y a point de bonheur reçu. Mais le bonheur que l'on se fait ne trompe point"
lundi 9 juillet 2007
A des visiteurs fidèles
Ce qui pique notre curiosité, ce sont les réactions de ceux qui -nous pouvons l'observer- viennent presque tous les jours faire un tour sur le blog et habitent, par exemple
- Tartaras
- Chambéry
- Annecy
- Lyon
- La région parisienne (Billancourt, Vélizy, etc.)
- les commentaires
- soit le blog ou le Wiki qui nous permettra de vous répondre sans connâitre votre mél.
dimanche 8 juillet 2007
Un Wiki pour le groupe de "Lecteurs à haute voix"
Une première maquette est acessible
- par le bouton qui figure, dans la colonne de droite (sous l'horloge)
- à l'adresse suivante : http://lectureahautevoix.pbwiki.com
samedi 7 juillet 2007
Création du forum "lecture à haute voix"
Vous pouvez, dès à présent vous y rendre : http://lectureahautevoix.monforum.com/
- Vous pouvez déjà prendre connaissance du contenu des premiers échanges en utilisant son adresse ci-dessus (ou, plus simple, en cliquant sur les mots soulignés, en bleu). Vous pourrez intervenir comme "Visiteur".
- Parvenu sur la page d'accueil, cliquez sur "forum" et continuez
- vous pouvez lire et écrire des messages en tant "qu'invité"
- Si vous voulez participer plus complétement au forum, vous devrez vous inscrire pour disposer d'un pseudo et d'un mot de passe : vous pourrez alors- si vous le désirez- échanger directement avec les autres personnes "inscrites selon des modalités qui protégent leur et votre anonymat (votre mél et le leur ne seront pas "visibles"
- Je tiens à préciser que la procédure d'inscription protège la vie privée de chacun (il suffit de ne pas donner sur soi même les informations non souhaitées). Pratiquement, vous pouvez ne communiquer que votre email (qui ne sera pas communiqué à un tiers) et choisir un pseudo et un mot de passe.
Souhaitant qu'il facilite et enrichisse nos échanges.
dimanche 1 juillet 2007
Choix de textes et public de personnes âgées
A l'issue de nos lectures, ils apprécient d'être requinqués, réconfortés, tonifiés, ragaillardis et ainsi retrouver de l'en train.
Ils expriment ce sentiment de différentes manières mais sans aucune ambiguïté : ils rajoutent parfois qu'ils "emportent" avec eux des impressions agréables nées de ce moment d'écoute. Nous ressentons qu'ils vont y songer encore un moment avec plaisir, comme si les mots faisaient renaître de doux souvenirs.
Il arrive, à chacun de nous, de "voguer sur un petit nuage" après l'écoute d'un morceau de musique, lorsque un film s'achève, en refermant un livre, après un échange de qualité , etc. Nous vivons des instants magiques sans que nous puissions avec précision faire le lien entre des causes et cet effet incontestable. Ce moment de bonheur est là, nous en jouissons avant qu'il ne s'affadisse.
J'observe avec satisfaction que certains textes fonctionnent. Comment en trouver d'autre? J'aimerais réfléchir aux caractéristiques de ces textes qui leur plaisent afin de partir de leurs attentes pour rechercher avec d'autant plus d'efficacité des textes que je le ferai à partir d'un "cahier des charges" explicite.
Avez-vous des idées à ce sujet?
Un débat sur ce thème serait intéressant pour tous nos visiteurs et, bien sûr, pour nous mêmes.
Vous avez envie de transmettre à des enfants le plaisir de la lecture
Plus d'informations disponibles sur : www.Lireetfairelire.org (ou en cliquant sur le texte souligné)
A Lyon :
- 12 bis rue Jean-Marie Chavant, 69007 LYON
- mardi et jeudi 14h 30/ 17h 30
- Télephone : 04 78 69 15 73
Bienvenue aux lecteurs bénévoles
Bienvenue à "Lire et faire lire" !
Les raisons qui vous poussent à vous engager peuvent être nombreuses : votre amour des enfants, vos talents de lecteur, votre passion de la littérature, votre conviction que la lecture est un outil essentiel pour se réaliser pleinement, votre désir de contribuer à un avenir meilleur pour ces enfants. Peut être que ce sont toutes ces raisons à la fois ! Mais sachez qu’en participant à Lire et faire lire, vous faites preuve d’une grande générosité et que vous participez ainsi activement à l’avenir de notre société.
Votre expérience et vos connaissances représentent une richesse inestimable dont les enfants qui participeront à ce programme pourront bénéficier.
Lire et faire lire est un programme conçu pour les enfants mais aussi pour vous. Nous espérons sincèrement que vous profiterez des bienfaits de cette activité autant qu’eux. Nous vous souhaitons beaucoup de plaisir à Lire et faire lire et vous invitons à mieux faire connaissance avec l’association.
Ateliers d'écriture et Ateliers d'écriture et de lecture à Lyon
La page d'accueil précise:
| .Qu'est-ce qu'un atelier d'écriture ? Un cadre convivial pour oser écrire. Un petit groupe (maxi 8 personnes) Un lieu où la langue est mise en travail. Que faites-vous dans les ateliers d'écriture ? Vous tentez, bricolez, jouez avec les mots. Vous cherchez votre style. Vous découvrez des auteurs. Vous offrez des lecteurs à vos textes. | | |
A quoi sert l'animateur ? Qu'est ce qu'un atelier d'écriture et de lecture ? | |
jeudi 14 juin 2007
Un mystère!
En revanche, rares sont les "commentaires" qu'ils rédigent, plus encore les messages qu'ils nous font parvenir.
Notre but n'est pas de cèder au nombrilisme mais d'instaurer un échange avec les personnes qui sont intéressées par la pratique de la lecture à haute voix.
Ô visiteur, merci de ta venue! parle nous! Partage avec l'ensemble de tes semblables, en toute simplicité, tes réflexions. Ce blog a été mis en place dans ce but.
Élargissons nos perspectives!
Et puis, si c'est le blog qui vous dissuade de vous exprimer, dîtes le nous! Vous nous rendriez service à nous expliquer pourquoi.
Merci encore de ta venue, visiteur inconnu qui me lit!
A propos de "silences"
- C'est au début que l'on "donne" son rythme à notre lecture : on a souvent tendance à démarrer trop vite. En fait, il suffit d'exagérer la lenteur pour trouver un débit adapté à notre public.
- On débouche une bouteille de vin pour qu'il s'expanse, avant de le servir et exprime ses arômes : il doit en être ainsi des textes. Laissons à l'auditoire le temps de goûter les mots que nous venons de lire avant de continuer. Il serait intéressant de mieux comprendre les différences entre lecture "silencieuse" et lecture "à haute voix", car notre habitude de la première dessert la seconde. Le "décodage" ne se fait pas de la même manière. Une relecture de la brillante "Histoire de la lecture" de Alberto Manguel, de devrait nous éclairer sur ce point.
- Un balisage des "pauses" permet à tout le monde de respirer : concrètement, les noter avec un trait de rayon afin de leur faire une vraie place (comme la notation sur la portée de musique)
- Que fait-on pendant les silences? La question est bien là car il est source d'angoisse, ce qui explique que nous lui laissions si peu de place, dans une société où la musique est présente de partout, y compris dans les ascenseurs et où nous marchons le téléphone collé à l'oreille. Prenons un exemple : lorsque nous écoutons vraiment un interlocuteur, spontanément nous lui laissons le temps de s'exprimer, nous attendons qu'il formule sa pensée, surtout qu'il l'approfondisse avant que de lui parler. Notre visage exprime que nous sommes à son écoute : sourcils levés, yeux ronds, hochements du chef, langage phatique, relances sur ses propres mots. Il en est de même si nous savons pourquoi nous faisons une vraie place au silence en cours de lecture. De la sorte, le texte, peu à peu, prend vie , et nous respectons le temps de compréhension et d'appropriation de notre auditoire.
- Je suis persuadé qu' à vouloir se mettre dans cette disposition nous lirons mieux et très différemment. Les intentions colorent les actes et les éclairent selon le principe de la cohérence.
- Je rajouterai, sur ce sujet très passionnant qu'un débit plus lent permet de "savourer", de "déguster" les mots. Il est vrai qu'à une époque où on lit trop souvent que le "héros" "avale" son repas au lieu de l'apprécier, prendre son temps devient une attitude réactionnaire....quand j'ai la chance de déjeuner avec un connaisseur, je trouve, grâce à lui, les mets bien meilleurs! Je vous souhaite de vivre auprès de fins gourmets!
- "Les fins connaisseurs, gourmets de la litterature" Honoré de Balzac.
lundi 11 juin 2007
Haute voix et...silence.
En lecture à haute voix, comme en musique, il ne faudrait pas croire que les silences soient du "vide": ils aident celui qui écoute à mieux ressentir ses émotions et à prendre du recul.
Pourquoi ne pas essayer d'insérer beaucop plus de silence, par exemple après une phrase "forte", entre certains paragraphes et aussi en fin de lecture, plutôt que passer trop vite aux réactions ou commentaires ?
Georges.